Domestication
Les relations entre canidés sauvages
et humains remontent à des
temps très anciens, les premiers ossements de canidés retrouvés
près d’ossements humains datent d’environ 12.000 ans
avant JC.

Le chien est le premier animal a avoir été domestiqué par
l’homme. De nombreuses études ont été menées
pour déterminer les origines de notre chien domestique. Des analyses
génétiques récentes sur l’ADN semblent montrer
que le loup est le plus proche parent de nos chiens, mais on n’a
pas retrouvé trace d’un animal intermédiaire entre
chien et loup, et l’on s’interroge encore sur cette évolution.
Une hybridation entre loup, coyote et chacal semble également
possible.
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La cause de la domestication du chien
fait l’objet de plusieurs
hypothèses. Certains considèrent que cette domestication
résulte de l’association de deux prédateurs (homme
et loup) pour la chasse. D’autres supposent que le loup a pu devenir
un commensal de l’homme, en s’approchant des campements pour
se nourrir des restes, et qu’on l’aurait ainsi progressivement
apprivoisé. Une hypothèse plus récente suggère
que de jeunes louveteaux ont été capturés,
allaités par les femmes (comme c’est encore le
cas aujourd’hui dans certaines sociétés primitives)
et que l’homme aurait ainsi fait la découverte de la domestication.
L’apparition des premières
races dateraient d’environ
1000 avant JC. Un chien de type lévrier a été identifié sur
des peintures et poteries découvertes en Egypte et en Asie Mineure.
A l’époque romaine, on trouve différentes races de
chiens : chiens de chasse, chiens de berger, chiens de maison.
Le
moyen âge voit l’apparition d’un grand nombre
de chiens de chasse, correspondants au développement de la vénerie,
activité liée au pouvoir féodal de cette époque.
Au 19e siècle, on compte une
centaine de races canines, dont les principales fonctions sont utilitaires :
la chasse, la garde et la défense.
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De nos jours, plus de 400 races de chiens
existent et le chien a acquis le statut d’animal de compagnie.
De nouvelles fonctions d’aide
sont apparues : assistance de personnes handicapées, recherche
de drogue, de personnes disparues. Cependant, le role de « béquille
affective » qu’on lui attribue bien souvent peut avoir
de graves conséquences sur son équilibre émotionnel. Loin
de ses conditions de vie originelles, vivant dans un groupe social interspécifique
(avec l’homme), notre chien domestique peine à trouver la
place qui lui convient et cela entraine fréquemment de nombreux comportements
dit "genants", alors qu'ils ne sont que le reflet du malaise qu'il vit
dans un environnement mal adapté à ses besoins.